Causes, symptômes et traitement blennorragie gonococcique

La gonococcie fait partie de la longue liste des maladies sexuellement transmissibles. Encore appelée blennorragie, gonorrhée ou encore chaude pisse, cette maladie grave touche surtout la population sexuellement active. Elle peut avoir de lourdes conséquences autant chez l’homme que chez la femme. Heureusement, elle peut être guérie si l’on suit les traitements adéquats. Découvrez maintenant la cause, les symptômes, le mode de transmission et tout ce qui permet d’éviter la maladie ou de s’en défaire rapidement.

Explication sur la blennorragie

La gonococcie est une maladie qui touche les hommes âgés de 20 à 30 ans et les femmes dont l’âge se situe entre 16 et 25 ans. Elle fait également des ravages dans l’univers homosexuel, en particulier chez les hommes. Les personnes infectées par le VIH Sida sont aussi des personnes à risque en raison de la faiblesse de leur système immunitaire.

La gonococcie est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes. Selon les chiffres de plusieurs laboratoires, on note une recrudescence de la maladie depuis 2004. De 2012 à 2016, les cas de gonorrhée ont carrément triplé. De plus, 13 % des personnes infectées en 2018 étaient séropositifs. Plus de 50 000 personnes sont infectées chaque année en France. Ces chiffres sont encore plus élevés dans les pays comme les États-Unis où la conscience sexuelle est négligée.

Causes

La Gonococcie est causée par une bactérie appelée Neisseria gonorrheae ou gonocoque. Elle se transmet lors des rapports sexuels sans protection. Sont incriminées, les pratiques non protégées telles que :

  • La pénétration vaginale ;
  • La fellation ;
  • Le cunnilingus.

Les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels sont également susceptibles de contracter cette maladie.

Symptômes

Les symptômes de la blennorragie diffèrent selon que l’individu infecté soit un homme ou une femme. Cependant, le symptôme commun demeure l’inflammation de l’urètre causé par l’infection.

Chez l’homme

Certains hommes infectés peuvent ne pas présenter de signe d’infection. Ils paraissent totalement sains et constituent un danger pour leurs partenaires sexuels. Lorsque la gonococcie est symptomatique, elle se traduit par des douleurs à la miction et pendant l’éjaculation. On note également un écoulement purulent tout au long de la journée. Ce liquide peut faire des taches dans le slip, avoir un aspect collant ou les deux à la fois. Les complications de la blennorragie gonococcique peuvent conduire à la prostatite, l’épididymite ou l’orchite. Cela signifie qu’elle pourrait endommager la prostate, l’épididyme et les testicules.

Chez la femme

L’infection chez la femme n’implique aucun symptôme dans 75 % des situations. Dans le cas contraire, elle se caractérise par des pertes vaginales verdâtres et malodorantes. L’évolution de la maladie conduit à une infection de l’utérus et une inflammation des trompes. Ces affections peuvent être très douloureuses et fébriles.

La gonococcie peut se localiser au niveau de la zone ano-rectale. Elle ne présente généralement pas de signe, mais peut vous donner de fausses envies de défécation. De plus, on pourra noter des écoulements purulents et des difficultés à aller à la selle. L’oropharyngite gonococcique et la conjonctivite sont également des signes de la gonococcie. Par ailleurs, il faut savoir que l’incubation silencieuse dure entre deux jours et une semaine.

Transmission

La gonococcie se transmet par les pratiques sexuelles avec un partenaire infecté. La contamination peut s’effectuer par un simple contact sexuel sans pénétration. Elle peut être également transmise de la mère à l’enfant pendant l’accouchement. Dans certains cas, les yeux de l’enfant peuvent être infectés ce qui peut conduire à une cécité.

Dépistage de la gonococcie

Le dépistage se fait dans une clinique. Le médecin prendra en compte les symptômes et recherchera l’aspect typique des écoulements. Pour de meilleurs résultats, les prélèvements sont effectués tôt le matin avant même que le patient ait uriné. De plus, il ne faut pas faire de toilettes avant le prélèvement.

Pour l’homme, le prélèvement sera effectué en utilisant un coton pour recueillir un peu d’urine. Dans certains cas, on prélève plutôt l’écoulement endo-urétral. Chez la femme les analyses portent sur les sécrétions cervicales. On pourra aussi procéder par écouvillonnage endo-vaginal. Chez les personnes bi ou homosexuelles, des analyses seront faites pour déterminer la présence des bactéries responsables de la gonococcie au niveau de la zone anale et de la gorge.

Au laboratoire, il sera question de mettre en évidence le germe responsable avec des examens au microscope. Une culture sur milieux permettra de les développer pour savoir s’il s’agit réellement des gonocoques. Par ailleurs, si la blennorragie s’accompagne de fièvres plus ou moins fortes, un prélèvement sanguin doit être effectué. Si le test est positif, un antibiogramme doit être effectué pour vérifier la sensibilité des bactéries aux antibiotiques. Toutefois, cela ne se fait pas systématiquement.

En dehors de cela, il est recommandé d’effectuer des dépistages supplémentaires pour déterminer la présence d’autres maladies sexuellement transmissibles. Il est possible de faire appel aux partenaires récents du patient en vue de leur proposer un dépistage. Ils pourront alors tous recevoir un traitement adapté pour en finir le plus vite possible avec la gonococcie. Cela est d’ailleurs bénéfique pour interrompre la chaîne de transmission.

Traitement blennorragie gonococcique

L’affection peut rendre les femmes stériles si elle n’est pas traitée. Mais avant tout, il faut savoir que les bactéries gonocoques sont différentes des autres organismes responsables d’IST. Elles ont la capacité de développer des mécanismes de résistances aux médicaments. Cela découle généralement de l’utilisation abusive ou inadaptée des antibiotiques. Ceci justifie les nombreux tests à effectuer pour vérifier la sensibilité des germes. La pertinence de ces analyses est telle qu’il est important d’étudier le comportement des souches en fonction de chaque pays.

Le traitement de la gonococcie repose essentiellement sur la prise d’antibiotique. Il s’agit surtout de l’administration de céphalosporine en dose unique. Vous pouvez prendre la Ceftriaxone ou Rocephine de 500 mg par voie injectable en intra musculaire. Il est également possible de se procurer de la Céfixime par voie orale. Bien que la prise soit unique, le traitement peut être plus long en fonction de la gravité de l’infection. Si les bactéries se diffusent dans le sang, une hospitalisation sera obligatoire.

Les médicaments si dessus abordés font partie de la famille des quinolones. En raison de la résistance des bactéries responsables de la gonococcie à ces composants, il ne faut pas s’étonner du fait que le médecin vous les prescrive uniquement après l’antibiogramme. De plus, le mieux est de combiner un traitement contre les bactéries chlamydies qui vont souvent de pair avec une infection gonocoque. Il est très important de s’abstenir de toute pratique non protégée pendant toute la durée du traitement et la semaine qui suivra la prise des antibiotiques.

Si les symptômes perdurent 3 jours après la prise des médicaments, le patient a certainement besoin d’une réadaptation des méthodes de soins de la gonococcie. Il faudra penser à une visite de contrôle pour s’assurer de la guérison. Il faut savoir qu’une guérison complète n’élimine pas le risque d’une recontamination. Il est donc important d’adopter de bonnes habitudes pour ne pas subir une nouvelle fois les conséquences de la blennorragie.

Prévention

Pour éviter d’avoir cette maladie, la solution la plus radicale consiste à se protéger pendant les rapports sexuels, quelle que soit leur forme. De plus on évitera de se frotter les yeux ou les parties sensibles après avoir touché une zone infectée. Se vacciner contre l’hépatite B ou le HPV (Virus du papillome humain) est une bonne solution pour éviter. Pour éviter l’infection du bébé, la femme enceinte doit obligatoirement se faire examiner avant d’accoucher. Si le bébé naît sans prévention de la mère, des gouttes d’antibiotique doivent lui être attribuées sur les yeux dès sa naissance.

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