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Vers un front commun contre la loi HPST
A l'occasion de la conférence de presse organisée par le Mouvement de Défense de l'Hôpital Public le 22/04 à la Bourse du Travail, l'UNALS était invitée à présenter le point de vue des patients encore trop en retrait de cette mobilisation.
Convaincue de l'importance d'un large rassemblement des patients et des professionnels de santé contre la loi HPST, l'UNALS s'est jointe à la manifestation du 28/04 au départ de Montparnasse.
Résolues à se faire entendre, les associations de lutte contre le sida Act Up Paris, Aides, l'UNALS et Sidaction ont fait front commun et ont rédigé un CP après le passage du texte à l'Assemblée Nationale
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et après le passage du texte au sénat
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Nous saluons la mobilisation de la communauté hospitalière dans son ensemble et nous joignons aujourd’hui à elle pour dénoncer, comme nous l’avons fait dans notre communiqué du 29/01, la T2A qui substitue une médecine curative à une prise en charge globale des patients ainsi que la loi HPST qui porte préjudice aux usagers, nuit à la qualité de la prise en charge des personnes vivant avec une ALD et met à mal le principe de démocratie sanitaire à l’hôpital.
- Nous réaffirmons notre opposition au cadre de financement de l’hôpital qui, tel qu'il est défini par la T2A, ne permet pas une prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH pourtant indispensable à l’amélioration de leur qualité de vie.
- Nous désapprouvons les fermetures des hôpitaux de proximité et des services de prise en charge des pathologies relevant d’une ALD pour des raisons strictement financières ;
- Nous nous inquiétons des conséquences du recours massif au suivi en ville auquel conduit ces fermetures de services. En effet, l’augmentation du reste à charge et le suivi des personnes vivant avec le VIH par des médecins souvent insuffisamment formés à la problématique de la prise en charge des ALD risquent de nuire leur état de santé;
- Nous nous opposons à la mise à l’écart des usagers, des élus locaux et des personnels hospitaliers à laquelle procède cette réforme au mépris du principe de démocratie sanitaire ;
- Nous contestons la concentration du pouvoir de décision entre les mains du seul directeur qui est un obstacle évident à l’atteinte des objectifs annoncés par cette loi qu'il s'agisse du décloisonnement, de l'amélioration de la prise en charge des maladies chroniques, ou de la coordination du système de santé publique.
Pour ces raisons, nous demandons :
- Le retrait de la loi HPST ;
- La consultation immédiate des associations de patients, des professionnels de santé, des syndicats pour leur participation à de véritables états généraux sur la santé ;
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